Dans un entretien accordé à l’AGP vendredi 29 juillet 2022 à Diécké, le responsable chargé de la formation et du renforcement des capacités de l’union des planteurs de palmiers à huile et d’hévéas de Gbeinson, Emmanuel Mamy, s’est largement exprimé sur les maux dont les populations de ladite localités souffrent à travers cette activité qui représente leur seule porte de sortie qui leur permet de subvenir à leurs besoins vitaux.

A l’entame de ses propos, M. Mamy a rappelé que depuis 2014, ils sont confrontés à cette crise plus particulièrement, dit-il, en 2018. Après 2018, il a eu l’installation d’une nouvelle direction qui est venue prendre la gestion pendant près de trois (3) ans qui, à son tour, n’a pu trouver une solution à leurs problèmes.

Poursuivant, notre interlocuteur a signalé qu’au jour d’aujourd’hui, les planteurs de Diécké ont d’énormes difficultés dont il ne peut citer le tous à notre micro.

Selon lui, la difficulté la plus pertinente est le non payement des arriérés de six (6) mois de leurs produits qu’ils livrent à la Société Guinéenne de Palmiers à huile et d’Hévéas (SOGUIPAH) sur leurs propres sueurs.

Sur la même lancée, M. Emmanuel a notifié que leurs recommandations sont très urgentes parce que prévient-il, ça fait un (1) mois les planteurs ne font pas la livraison de leurs produits.

« Nous recommandons à la nouvelle équipe de la SOGUIPAH, la fixation du calendrier de la paye des planteurs, le payement des arriérés, la mise à la disposition des états financiers des ristournes, associer les planteurs à la fixation des prix des produits (coagulum et régimes), édifier les planteurs qui ont amorti leurs dettes d’installation. Nous lançons un appel au gouvernement, au chef de l’État et plus particulièrement au ministère de l’agriculture qui est la tutelle afin qu’ils nous viennent en appui pour que les crises dont les planteurs de Diécké traversent soient résolues. J’insiste aussi qu’il faut qu’il ait une confiance entre les autorités de la SOGUIPAH et les planteurs », ajoute-t-il.

Pour clore, M. Mamy a lancé un appel à l’endroit du chef de l’État Colonel Mamadi Doumbouya afin d’accompagner la nouvelle équipe de ladite société parce que selon lui, sans cet appui, ils resteront dans le désespoir.

« On est condamné à travailler avec la SOGUIPAH, l’union des planteurs n’est pas hostile à la négociation car cette société est un bijou pour les populations de Diécké », laisse-t-il entendre.
AGP

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