Le procès du massacre de 2009 s’est ouvert le 28 septembre 2022. Treize ans après la perpétration de ce crime contre l’humanité, le principal accusé reste et demeure le président Dadis qui, au moment des faits, assumait les fonctions de chef de l’Etat. S’il a eu la chance de se retrouver dans le box des accusés, il mérite à ce titre d’être protégé du début à la fin de ce procès, qui doit demeurer impartial, au cours duquel devrait être établie sa culpabilité ou son innocence.


Oui, son droit à une protection juridictionnelle effective ne devrait faire l’objet d’aucune contestation dès lors qu’il est le premier responsable de ce qui est arrivé ce jour-là à nos concitoyens violées au stade, séquestrées dans les bureaux des tenants du pouvoir, mutilés à vie mais qui suivent ce procès. Protéger l’intégrité physique de Dadis est utile à la cause commune. Je peux dire même nécessaire à la manifestation de la vérité, parce que Dadis vivant est un miracle de Dieu comme l’est la tenue de ce procès que l’ancien président Alpha Condé déclarait avoir dit aux Blancs de lâcher tomber lentement dans la corbeille de l’oubli.


A mon sens, il existe donc un risque fondé et concret de veiller à la sécurité physique de cet accusé qui a failli être jugé post-mortem. Oui, je l’écris et je signe, si nous appelons tous de nos vœux la manifestation de la vérité afin que justice soit faite et pour que la vérité triomphe enfin, disons ensemble que Dadis et toutes les victimes des balles de la soldatesque méritent d’être bien protégés.
Par Alpha Abdoulaye Diallo (in Le Populaire du mardi 4 octobre 2022)

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