La polygamie une pratique subsaharienne. Le poids de la religion et celui de la tradition sont entres autres les facteurs qui favorisent cette pratique. Cependant les femmes victimes de ce phénomène rencontrent d’énormes difficultés dans leurs foyers.
Avec la pression sociale, les femmes ne supportent pas l’humiliation du divorce ou du célibat prolongé car elles sont souvent victimes des mauvaises langues de la société. Elles sont obligées parfois d’accepter malgré elle, la polygamie pour sauver leur honneur. Dans les sociétés islamisées on tente de moraliser les maris polygames afin qu’ils se comportent mieux envers leurs femmes.
D’après la religion musulmane « Un homme est autorisé de se marier à deux(2), trois (3) ou quatre (4) femmes s’il pourra être honnête et équitable envers ses épouses. Mais si l’homme sait qu’il ne peut pas, soit par sa foi, ses moyens qu’il s’en tienne à une seule épouse ».
Contrairement aux musulmans la communauté chrétienne, elle rejette l’idée de la polygamie. Selon le père Ernest Marie Abraham Bangoura prêtre à la paroisse Sainte Croix de Kindia, la bible interdit formellement cette pratique. Poursuit-il, « l’église dit en ce qui concerne le mariage: ne peut contracter le mariage que celui qui à la vision du nouveau testament. Celui qui prend la ferme résolution de ne point épouser une autre femme. Celui ou celle qui, une fois engagé(e) ne recule plus. Ce qui fait que pour aller au mariage catholique, l’église exige au minimum 3 mois de formation sur une fréquence d’une rencontre par semaine, douze (12) rencontres en un trimestre cela permet au couple de désister avant le jour du mariage parce qu’on sait qu’une fois que c’est scellé plus question de polygamie. Alors même s’il s’avère que le couple sera stérile ou stérile l’église dit pas question de prendre une seconde femme. Cependant il t’arrive de constater qu’il y a des catholiques qui sont polygames, ils sont dans une situation irrégulière. Dans nôtre culte, ils n’ont pas accès à la table sainte. La table sainte c’est elle qui produit cette nourriture blanche en apparence de pain, ils ne la prennent pas parce que c’est une condamnation », explique-t-il.

S’agissant du regard de la polygamie sur la législation guinéenne en la matière, le juriste Moussa Bah se prononce « Si vous preniez l’ancien code civil de 1996 à son art 15, il interdisait la polygamie sur toute l’étendue du territoire national mais il y avait toujours des pratiquants. C’est pourquoi cette loi était tombée en désuétude, parce que son application était contraire à la loi. Maintenant, si vous prenez l’actuel code civil la polygamie n’est pas interdit par la loi, mais lorsque vous voulez épouser une deuxième femme devant l’état civil, il faudrait que la première accepte pourvu qu’il y ait mariage ».
Notons qu’en Guinée le taux de polygamie s’élève après de 50 %. Et la réalité prouve que les femmes sont plus ou moins épanouie dans leur foyers.
Aissatou Diallo
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