Opposant emblématique à Alpha Condé, le président de l’UFDG est menacé de poursuites judiciaires à Conakry. Parti en voyage pour une durée indéfinie, il s’appuie sur ses fidèles, mais aussi sur de nouveaux amis, pour conserver sa place sur la scène politique guinéenne.
Le rôle d’opposant, cela fait plus d’une décennie que Cellou Dalein Diallo le tient. Toutefois, depuis le coup d’État du 5 septembre 2021 qui a déchu Alpha Condé, le patron de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) vit des heures difficiles. S’il a été, au départ, galvanisé par la chute du président Condé, il a vite déchanté. Celui qui a été ministre des Transports, des Télécommunications et de l’Environnement, puis Premier ministre de Lansana Conté, avant de prendre la tête de l’UFDG, s’est très vite retrouvé dans le collimateur de la junte au pouvoir, dirigée par Mamadi Doumbouya.
Le 28 février, malgré ses protestations, il est expulsé de sa résidence privée, située dans la commune de Dixinn. Elle est par la suite démolie. Ensuite, deux de ses plantations, à Coyah et Forécariah, dans les environs de Conakry, sont saisies par les autorités militaires.
Il est aussi rattrapé par la justice. Le 13 juin dernier, il a été convoqué par les juges pour s’expliquer sur sa gestion du ministère des Transports au début des années 2000. Depuis début mars, le candidat malheureux aux trois dernières présidentielles en Guinée mène son combat politique hors du pays.
Tout au long de sa carrière, il a pu nouer de solides liens en France (avec les ex-ministres Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin, Philippe Douste-Blazy, ou encore avec le député Bruno Fuchs et l’économiste Jacques Attali…), ainsi que dans les palais africains, bien sûr. Il entretient ainsi de bonnes relations avec les présidents Macky Sall et Alassane Ouattara.
JeuneAfrique

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