À Goma, la police congolaise a dispersé une manifestation contre la présence des forces armées internationales et régionales dans le Nord-Kivu. Cette marche s’est tenue le 1er décembre alors que le même jour dans cette province de l’est de la RDC, de nouvelles violences entre l’armée congolaise et le M23 avaient lieu.
« Nous sommes en train de demander à la communauté internationale de lever l’embargo contre notre pays pour que les FARDC (armée congolaise, ndlr) puissent bien faire leur travail et combattre l’ennemi qui est en train de terroriser la population à Rutshuru et à Nyiragongo. À part ça, nous demandons à l’armée kényane qui est déjà ici, d’aider les FARDC à combattre l’ennemi. », a réagi Patient Komayombi, dans le centre de Goma faisant référence à l’encadrement par l’ONU de l’achat d’armes en République démocratique du Congo.
Des protestations contre la présence de la MONUSCO ont régulièrement lieu depuis l’été dernier mais lors de ce rassemblement, des manifestants ont aussi affiché une méfiance vis-à-vis du déploiement récent de troupes kényanes dans le pays, « Si les Kenyans sont venus pour être comme la MONUSCO, qu’ils rentrent chez eux ! Nous voulons qu’ils aillent aider notre armée sur le champ de bataille. Nous ne voulons pas qu’ils établissent une zone démilitarisée. Et nous ne voulons pas que notre pays soit balkanisé. C’est un pays uni et nous ne laisserons pas un seul pouce être pris par quelqu’un d’autre. », a indiqué Benoît Muhindo.
Cette marche était aussi l’occasion de dénoncer l’annonce de l’arrivée de soldats ougandais. Certains accusant Kampala de participer à la déstabilisation du pays. À l’instar de Félicien Tumsifu, »Nous ne voulons pas de l’armée ougandaise dans notre pays, parce que l’Ouganda c’est l’hypocrite. Vous avez vous-même vu que lorsque les M23 sont entrés dans notre pays, ils sont passés par l’Ouganda. Raison pour laquelle nous disons que nous ne voulons pas cette zone tampon qu’on va créer dans les zones que le M23 a déjà occupées ».
L’accord signé le 23 novembre en Angola prévoit que les troupes des pays de l’Afrique de l’Est s’installent dans les territoires évacués par le M23. Une résolution qui inquiète une partie de la société civile du Nord-Kivu craignant une perte de contrôle des autorités congolaises dans ces zones-tampons.
Africanews

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