Vous le savez autant que moi. Le médiateur de la CÉDÉAO dans la crise guinéenne, Thomas Boni Yayi, a été un témoin oculaire des événements qui ont marqué le dialogue inter-guinéen lancé le jeudi 24 novembre 2022, et en a rendu compte à ses mandants le dimanche 4 décembre 2020, à Abuja au Nigeria. A savoir, les chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest.
Ce dimanche donc, il a remis aux principaux décideurs le document portant ce qu’il a vu de visu à Conakry et entendu s’exprimer autour de la transition et du fameux cadre de dialogue boudé par l’ANAD, le FNDC politique et le RPG Arc-en-ciel. Mission accomplie. Yayi a fait ce que la CÉDÉAO attendait de sa médiation. Et la CÉDÉAO, à son tour, n’est pas passé par quatre chemins pour annoncer officiellement ce que les voisins et membres de la famille sous régionale attendent d’elle.
C’est-à-dire qu’elle renouvelle sa demande d’un dialogue inter-guinéen avec la participation de tous les partis politiques, des syndicats et des organisations de la société civile afin d’ouvrir la voie à une transition démocratique. Ce dialogue dont il est question se déroulera dans un territoire neutre désormais. Afin de faire participer tous les acteurs politiques et sociaux de la Guinée dont certains sont en exil au Sénégal, en Côte d’Ivoire et en France. Ainsi donc, la CÉDÉAO proposera à la junte guinéenne une capitale de la sous-région pour abriter les pourparlers. Cela est à prendre et non à laisser. J’ai dit.
Par Alpha Abdoulaye Diallo, in Le Populaire du lundi 5 décembre 2022

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